Glossaire de la layette à travers les époques


Publié le : 12/08/2021 09:53:30 - Catégories : Autour de bébé


Glossaire de la layette à travers les époques

BABY : Au XIX° siècle et au début du XX° siècle, désigne une robe pour petite fille, à partir de 6 mois, version réduite du modèle adulte en ce qui concerne l'encolure, mais très large, non cintrée.

BANDES : en général, de longs bouts de langes servant à la confection du maillot, donc placés sur les couches, à la façon des bandelettes de momification. C'est une coutume qui commence à l'Antiquité et qui dure telle que jusqu'au XIX°siècle où une version plus confortable rentre dans les moeurs. Le terme désigne aussi la bande ombilicale, servant à protéger le nombril lors de sa cicratisation.

BARBOTEUSE : Vêtement ample et court en coton ou en maille, sans manches ou alors avec des manches ballon, qu on enfile par la tête et qui se bontonne à l'entrejambe (à partir de 1925).

BAVOIR: Au XVII°siècle, il est très large, porté toute la journée par les enfants en robe, des deux sexes, ayant atteints l'âge de la marche et symbolise l'état de dépendance. On dit alors que les enfants sont à la bavette. Par la suite, il sera réduit et uniquement noué autour du cou des bébés lors des repas.

BEGUIN : Bonnet du Moyen Age que l'on met aux petits enfants dès la naissance et qui s'attache sous le menton, porté à l'origine, au XIV° siècle, par des femmes ayant coisi la vie monastique.

BODY : Sous-vêtement une pièce en coton s'attachant à l'entrejambe avec des pressions. Inventé dans les années 1920, puis oublié pour être redécouvert au milieu des années 80.

BOURRELET : Casque avec un bourrelet rembourré attaché sous le menton qui protégeait le crâne des enfants qui apprenaient à marcher. Connu à partir du Moyen Age et en vente aujourd'hui encore. Des casques identiques sont utilisés dans des hôpitaux psychiatriques pour les patients adultes.

BRASSIERE : Chemise de bébé très courte à manches longues, ouverte devant ou dans le dos selon les pays et les régions, s'enfilant par les bras et réunie par des liens. Deux ou trous brassières d'épaisseur différente sont portées superposées jusqu'au milieu du XX°siècle. L'usage se développe à partir de la Renaissance, à l'époque où les vêtements blancs portés sous les habits commencent à être visibles.

BURNOUS. : Cape d'inspiration algérienne avec capuchon long orné d'un gland à franges, souvenir de la colonisation de l'Afrique du Nord, portée dans les années 1860 sur les crinolines, puis léguée à la garde-robe des bébés. Son usage est celui d'un passe-couloir (cf. ce mot). On le trouve encore aujourd'hui encore décrit dans certains ouvrages spécialisés de travaux tricotés pour enfants.

CORSET : Tout comme la version adulte, maintenait l'enfant assez rigidement dès la sortie du maillot. Porté à partir du XVI° siècle, et fabriqué en coutil avec ou sans baleines jusqu'aux années 1950 où il est fait au crochet ou tricoté.

COUCHE-CULOTTE : Culotte se boutonnant à l'entrejambe, qui maintenait en place les couches placées dessous. Portée par les enfants à la sortie du maillot dès la seconde moitié du XIX° siècle, et encore en vente aujourd'hui. De nos jours, désigne plutôt la version en papier cellulose, qui est maintenue avec des autocollants.

FICHU : Se porte croisé sur la poitrine, et faisiat partie du costume paysan jusqu'à ce que Marie-Antoinette, jouant à la fermière, le mît à la mode sur les robes de cour de la fin du XVIII°siècle. Ce reste du costume traditionnel est porté par les bébés jusque dans les années 1950.

GIGOTEUSE, DITE EGALEMENT TURBULETTE OU DORS-BIEN : Large sac dans lequel le bébé est mis tout habillé la nuit. Il remplace la literie traditionnelle.           Ce vêtement existait déjà avant-guerre en Angleterre, remis à la mode à la fin du XX° siècle. Une version, le nid d'ange, comporte une capuche.

GRENOUILLERE, DITE BABY-GRO : Désigne après la Seconde Guerre mondiale un vêtement tricoté en une pièce. Le premier prototype expérimenté à la fin du XIX°siècle avait été un échec et fut relancé avec succès par les américains de l'après 1945. L'anti-maillot par excellence, symbole de la libération des bébés préconisée par le pédiatre Spock. De nos jours, c'est le vêtement le plus courant porté par la plupart des bébés dès leur naissance. En une pièce, en coton ou fibres mélangées en général extensibles, il recouvre généralement les pieds, se ferme devant ou derrière, avec ou sans ouverture dite à pont (pour faciliter le change). 

LANGE : Carré de tissu chaud, lainage, flanelette, coton épais, chanvre selon les milieux, dernière pièce du maillot qu'il recouvre. Quand le maillot passe de mode, le lange est enroulé autour du corps du bébé, vêtu à présent de sa couche et de ses brassières.

LAYETTE A LA FRANCAISE. LAYETTE A L'ANGLAISE : les deux types de trousseaux majeurs que l'on trouve dans les ouvrages de puériculture à partir de l'entre-deux-guerres. La première désigne le maillot (cf. ce mot) et tout ce qui peut se porter avec ; le second désigne un ensemble de vêtements généralement tricotés caractérisés par la possibilité de mouvements libres, c'est à dire des collants, pantalons et chandails. En général, la layette à la française était portée pendant les trois premiers mois, la layette à l'anglaise la suivant pendant une année environ. Rares étaient les mères avant les années 50 en France qui habillaient les enfants " à l'anglaise", dès la naissance.

MAILLOT, EMMAILLOTEMENT, EMMAILLOTAGE : Termes qui désignent le costume le plus ancien et le plus emblématique de l'enfance dans l'ancienne société.           C'est un système de bandes ou de langes étroits dans lequel était ficelé l'enfant, des épaules jusqu'aux pieds, la tête étant maintenue par une têtière (cf. ce mot). Au XIX° siècle, le maillot s'allège quelque peu et les bras sont désormais libres. Utilisé encore parfois aujourd'hui en France, son expression la plus rigoureuse se trouve en Europe de l'Est et en Asie centrale.

PASSE-COULOIR : Tout vêtement de protection à capuche et sans manches posé sur le bébé porté dans les bras.

SMOCKS : De l'anglais smocking : technique de fronçage décoratif, parfois rebrodé, appliqué sur le devant des robes et blouses d'enfant à partir des années 1880. Dérive des blouses paysannes anglaises, mises à la mode par les mouvements d'artistes d'avant-garde à l'époque où cette pratique était en déperdition.

TETIERE : Bande en forme de bonnet qui maintenait la tête du nourrisson rigide puisqu'on l'épinglait aux épaules sur le maillot. D'autres bonnets étaient portés en dessous pour modeler le crâne et maintenir (ou aplatir) les oreilles.

TROTTEUSE : Petit manteau à pèlerine, très orné, à partir de la deuxième moitié du XIX° siècle, version miniature des manteaux adultes.

Partager ce contenu