Tous les bébés ont du génie !


Publié le : 18/02/2019 10:42:09 - Catégories : Autour de bébé


 Tous les bébés ont du génie !

Les possibilités de chaque enfant sont énormes, incalculables.

Les gênes reçus de leurs parents lors de la conception leur fournissent un outil qui leur premet une quantité infinie d'apprentissages.

Un cerveau en construction

En arrivant au monde, chacun reçoit un excédent de bagages, excédent dont il devra se débarrasser pour continuer sa route. C'est en effet à la naissance que les cellules nerveuses sont les plus nombreuses. Au cours des années qui viennent, leur nombre (près de dix milliards, connectées entre elles) ne cessera de décroître.

Ces cellules, si nombreuses lors de la naissance, ne sont pas encore pleinement efficaces, parce qu'elles sont peu reliées entre elles.

Au fur et à mesure que le cerveau se développe, des sortes de "ponts" vont connecter les cellules entre elles et former un véritable réseau, lequel permettra la circulation de l'information. Ces connexions se font le plus rapidement entre zéro et trois ans : c'est là que le cerveau prend sa "structure" de départ. Ainsi se forme, par la disparition d'un grand nombre de neurones et l'établissement de liens entre les autres, le schéma de base dont dépendra en partie l'évolution ultérieure.

Le cerveau du jeune enfant a une caractéristique fondamentale, qui va s'atténuer progressivement lorsque l'enfant va avancer en âge : il assimile tout. Il apprend, il ordonne, il engrange, sans effort apparent ou conscient. L'enfant apprend les choses les plus complexes, naturellement, sans obligation aucune, à une vitesse prodigieuse.


Cette immaturité et cette "flexibilité" du cerveau dans les mois et les années qui suivent la naissance sont uniques chez les mammifères. C'est ce qui permet aux humains de se dégager de leur déterminisme biologique et de devenir des être de culture. C'est en cela également que les premières années sont déterminantes, puisqu'elles ont le lit des apprentissages ultérieurs. Mais en aucun cas on ne peut dire, comme l'on fait certains , que "tout est joué " à tel ou tel âge.

Dès les premiers pas

> Non seulement le bébé est capable - ce que l'on sait déjà depuis longtemps - de discriminer des objets, c'est à dire de constater des différences entre eux, mais il peut, on le sait maintenant, les catégoriser, c'est à dire repérer des aspects communs au sein d'éléments différents.

> On a longtemps pensé que les sens, chez les jeunes bébés, fonctionnaient séparément  et ne se coordonnaient que vers cinq ou six mois. On sait aujoutd'hui que ce mécanisme est en place beaucoup plus tôt et procure au bébé une cohérence dans son champ d'appréhension. Ce qu'il a exploré avec l'un de ses sens, le toucher par exemple, il est capable de reconnaître visuellement. C'est ce qu'on appelle l'intermodalité.

> La connaissance du lien de cause à effet est à la base de toute action volontaire sur son environnement et de toute fonction logique ("Si je fais ceci, il se passe cela") . On a longtemps pensé qu'il ne pouvait intervenir avant cinq mois, lorsque le bébé a une action volontaire sur les objets. Certains chercheurs en situent désormais l'ébauche bien plus tôt. En effet, avant d'avoir une action sur les objets, le bébé en a sur les personnes : je crie...on vient. N'est-ce pas déjà une façon d'apprendre le lien de cause à effet?

> Aussi surprenant que cela puisse paraître, les bébés ont spontanément le sens du rythme. Dans le domaine de l'audition les deux hémisphères cérébraux du bébé ont déjà chacun leur rôle. L'hémisphère gauche gère tout ce qui relève du langage et de la discrimination entre des sons proches. L'hémisphère droit l'analyse musicale. Le bébé nous a montré ses préférences : elles vont à un rythme bien synchrone. Mis en présence de deux peluches bondissantes, son attention se détourne de celle dont les bonds s'accompagnent d'une percussion à contretemps. 

Notons que des bébés de deux mois sont déjà capables de percevoir une différence de tempo. Ils percoivent des mélodies et ls modifications que l'on y introduit. Les spécialistes qui ont mené ces recherches tendent aujourd'hui à penser qu'il existe une prédisposition humaine à certaines structures musicales, que l'on retrouve à la fois dans les musiques traditionnelles et dans les musiques classiques.

Source : Votre bébé de 1 jour à 1 an, Anne Bacus, éditions Marabout, 2011

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